Rapport
d'activité
2025

Avec force et conviction,
nous voulons vous remercier.
Les actions réalisées reconstruisent du lien
à l’intérieur de notre société qui souffre
de trop nombreuses injustices.

Elles permettent de transformer des vies.

  • Présentation
  • Alimentation
  • Au service des femmes
  • Culture et social
  • Témoignages
  • Comptes

2025 : Un engagement au service d’un avenir commun

Pour rendre compte de l’action réalisée en 2025 au service de dizaines de milliers de personnes, nous vous présentons ici notre rapport annuel, téléchargeable, illustré par quelques focus faisant écho à l’actualité sociale (enjeux alimentaires, culturels, place des femmes dans la société).

Nous continuons à être animés par un engagement sans faille pour construire avec les personnes très vulnérables accompagnées un avenir commun. En agissant ainsi, tous ensemble avec nos salariés, nos bénévoles, nos soutiens, nos partenaires, nous continuons à faire vivre l’esprit et les valeurs du projet de la Fondation – et nous pouvons en être fiers !

Jacques Donzé et Guillaume Latil
Président et Directeur général

Lire le RA 2025
Jacques Donzé. et Guillaume Latil ..

Film bilan 2025 et perspectives 2026

Chiffres clés 2025

Des dizaines de milliers
de personnes isolées ou familles accueillies ponctuellement ou durablement
243
millions d'€uros employés
pour les missions sociales
3036
Salariés
4031
bénévoles actifs
Près de 3 millions
de journées d’hébergement
206
structures et services en France

Au cœur du travail social

L’aide alimentaire permet de construire des premiers liens avec les personnes en très grande précarité, et ainsi d’ouvrir la possibilité d’un accompagnement social plus globalement réparateur. Donner à manger est un signe de reconnaissance, de partage et d’égalité.

Alimentation : du lien, du soin, du social

« Soupe, savon, salut » : dans le triptyque de l’Armée du Salut originelle, la « soupe » souligne l’enjeu qu’a toujours représenté le combat contre la faim, en ne laissant personne sur le bord du chemin. D’où, en France, dès les années 1920, l’invention par l’Armée du Salut des soupes de nuit distribuées dans les rues de Paris. Aujourd’hui, l’enjeu alimentaire est toujours, et ô combien, central dans l’action de la Fondation, en prise à la fois avec les risques systémiques du « manque à manger » , du « mal manger » (en lien avec le débat public grandissant autour du droit à une alimentaire saine et de qualité – référence) et de la place fondamentale de l’alimentation dans les liens sociaux et culturels.

Stratégie nationale

En 2025, la Fondation a ainsi poursuivi la réalisation de diagnostics des repas servis dans plusieurs établissements pilotes dans le champ médico-social (des diagnostics destinés à se poursuivre, en 2026, dans le champ de l’Inclusion), en coordonnant ainsi la démarche entre national et local et en connectant des objectifs quantitatifs (action contre le gaspillage alimentaire) et qualitatif (renforcement des pratiques et compétences professionnelles). Enfin, cette stratégie alimentaire favorise et, à la fois, s’appuie sur la capacité d’innovation et d’engagement des professionnels de la Fondation, en lien avec des « écosystèmes » partenariaux locaux et nationaux .

Sidonie YALISA donne une assiette à Nouria Maïza.
© Julien Helaine

Parmi les fondamentaux : demander aux gens ce qu’ils ont envie de manger, avant de leur fournir des produits et de leur proposer un accompagnement – en tenant compte, en particulier, des spécificités des pratiques culturelles de chacune et chacun dans le domaine alimentaire.

Marie Cougoureux, responsable stratégie alimentaire au siège de la Fondation

Chiffres clés

239
tonnes de denrées alimentaires
478 000
repas distribués
21
associations partenaires pour 34 sites de distribution

Un engagement de longue date au service des femmes

L’histoire de l’Armée du Salut se caractérise par la place spécifique des femmes : le Palais de la femme, qui fête en 2026 ses cent ans, a accueilli des dizaines de milliers de femmes au fil des générations.
Les inégalités globales de genre auxquelles les femmes dans leur ensemble, et en particulier celles en situation de précarité, sont confrontées aujourd’hui se trouvent au cœur des déséquilibres de la société contemporaine, que ce soit dans la sphère privée (violences intrafamiliales, inégalités sociales) ou dans l’espace public.

Un enjeu d’égalité

Les inégalités globales de genre auxquelles les femmes dans leur ensemble, et en particulier celles en situation de précarité, sont confrontées aujourd’hui se trouvent au cœur des déséquilibres de la société contemporaine, que ce soit dans la sphère privée (violences intrafamiliales, inégalités sociales) ou dans l’espace public.
Le plan stratégique 2022-2026 de la Fondation s’est fixé un objectif transversal tourné vers les femmes en situation de vulnérabilité ,et au fil des années, les actions ont été significativement renforcées. Au niveau national, grâce à un financement issue de la Nuit de la Philanthropie 2024, une action pilotée au niveau du siège a été mise en place, en 2025, pour faire vivre une culture de prévention des violences et de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, en travaillant aussi bien avec les personnes accueillies que les professionnels.

Women’s Voices, une action emblématique

La Cité de Refuge, à Paris, participe depuis 2024 au projet européen Women’s Voices. Constat de départ : l’expérience du sans-abrisme vécue par les femmes est différente de celle des hommes ; or, les voix des femmes sont difficilement entendues dans la conception et la mise en oeuvre des services qui leur sont destinés, et les professionnelles et professionnels se heurtent souvent à des difficultés dans l’accompagnement de ces femmes. D’où l’objectif de développer un outil de formation coconstruit sur la base de la méthodologie du photovoice (photolangage), enrichi par une dimension comparatiste et interculturelle à l’échelle européenne (grâce à plusieurs voyages d’étude). Cinq professionnelles de la Cité de Refuge se sont engagées dans ce projet.

HUBANT Anne-Marie , femme acceuillie à la Cité des Dames devant le Batiment qui acceuille le dispositif.
© Valentina Camu

Chiffres clés

Plus de 6 000
femmes accueillies à la Cité des Dames, à Paris (photo ci-dessus), depuis 2018
54
des 80 femmes accompagnées au cours de 2025 avaient été victimes de violences dans leur parcours antérieur

Le pouvoir de la culture

La place des arts dans une organisation à mission sociale ? Les acteurs du social s’en soucient de longue date : « les bénéfices spirituels, matériels et sociaux de l’art dans l’accompagnement social sont majeurs : sentiment de libertés acquises, facilité à exprimer quelque chose de soi, habiletés ommunicationnelles, etc. »

L’usage de la musique comme soin, ou musicothérapie, permet aux personnes âgées de réactiver leur mémoire, de créer du lien dans un groupe. Les résidents qui n’ont plus accès à la parole peuvent se mettre à chanter, exprimer des émotions et interagir avec les autres.

Musicothérapeute intervenant à la Maison de retraite protestante de Nantes

Pratiques artistiques, soin et pouvoir d’agir

Les pratiques culturelles et artistiques sont de longue date des outils de renforcement de l’estime de soi, de (re) construction intime et de (re) construction des liens.
Au DITEP de Montpellier, la chapelle Nazareth rénovée, inaugurée au printemps 2025, permet à l’établissement pour jeunes de s’engager dans une programmation renforcée d’activités partenariales à la croisée du soin, de la culture et de l’innovation sociale. Les pratiques culturelles et artistiques sont également un vecteur de (re) connaissance interculturelle et de mixité sociale. En janvier 2025, c’est le spectacle Ostinato, présenté au Musée d’Orsay, qui a permis à des personnes accompagnées dans les services du Palais de la femme de faire l’expérience d’une expression artistique partagée. En décembre, c’est au tour d’un groupe de jeunes mineurs exilés, accueillis au quotidien à la Halte Diderot, à Paris XIIe, de participer à une expérience collective mémorable grâce à laquelle ils ont pu mettre en mots chantés leur expérience douloureuse d’exil, avec l’appui de partenaires professionnels.

Un jeune mineur isolé enregistre face à micro
© Annie Ghaloustians

Témoignages